Le chapeau de paille se raconte

Caussade et Septfonds, capitales du chapeau de paille

Connaissez-vous Pétronille Cantecor ? 

A lui seul ce nom est tout un programme. Il sent bon la France profonde comme disait l'autre. En Occitan, Cantecor signifie quelque chose comme "le coeur qui chante". Née en 1770 à Septfonds Pétronille se remarie avec un agriculteur en 1818. Elle eut la joie de lui donner 13 beaux enfants dont elle s'occupait en même temps qu'elle assurait les travaux à la ferme.

A ses temps libres elle se mit à tresser de la paille de blé pour confectionner des chapeaux. La "Palhola", la paillole, était née. Ce terme occitan désigne aussi bien le chapeau de paille que la tresse qui le constitue. D'un usage domestique et privé elle dut rapidement faire plaisir à ses voisins, engendrant ainsi une véritable production.

Elle eut alors l'idée géniale de fonder, en 1796, le premier atelier de chapellerie à Septfonds. Cette initiative fut à l'origine de ce qui devait devenir la grande spécialité de la région. De la paille du début on est passé à la laine, au feutre, au textile, au cuir. Les articles vedettes étaient sans conteste le canotier pour les hommes, si cher à Maurice Chevalier, et son équivalent pour les femmes, le gréty.

 

A sa mort en 1846 de très nombreux fabricants employaient une main-d’œuvre extrêmement importante, comptant jusqu'à 4000 personnes salariées, à domicile pour la confection des tresses et en ateliers fixes pour la fabrication des chapeaux. Pétronille se serait montrée très fière de voir l'un de ses petits-fils, Fortuné Cantecor, améliorer davantage ces activités en introduisant, à la fin du XIXème siècle, l'industrialisation et la mécanisation par l'apport de machines à presser à vapeur et au gaz et de machines à coudre motorisées.

La région, comme tant d'autres, subit de plein fouet la concurrence étrangère mais l'arrivée, à la fin de la dernière guerre, d'Auguste Crambes qui mit au point le chapeau en textile lui permit de mieux résister au déclin inexorable, au point de rester l'un des plus importants centres dans sa spécialité bien que, de nos jours, une vingtaine seulement de salariés perpétuent cette magnifique aventure.

C'est pourquoi, à chaque Estivales du Chapeau en juillet, une représentation théâtrale fait revivre la mémoire de Pétronille Cantecor.

Vivez cette épopée chapelière à Caussade

Rendez-vous à l'office de tourisme de Caussade pour une visite dont vous vous serez les acteurs principaux ! 

Muni d'un curieux canotier sonore, vous découvrirez la grande histoire de l'industrie chapelière caussadaise. Un merveilleux voyage au pays du canotier, dans un décor immersif, à faire en famille.

Tarifs : plein tarif : 4€ - enfants 6 à 12 ans : 1€ - moins de 6 ans : gratuit – groupes : 3€ à partir de 15 personnes.
Sur réservation au 05.63.26.04.04 – caussadetourisme@gmail.com